Quiétude

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Les cloches égrènent l’heure de midi
à l’église de Champtercier.
Soleil croissant vers son zénith,
tout en jouant cache-cache avec les nuages.
Seul le bruit de mes pas sur l’asphalte vient troubler
le profond silence de ma marche montante vers le Pré du saule
Avec, au loin, le braiement d’un âne et, en écho, le chant du coucou.

Il fait lourd. Mon souffle est court.
Il m’invite à marcher lentement.

C’est un de ces moments de solitude que j’apprécie.
Pas de bruit. J’écoute ma respiration et l’adapte à mes pas…
ou le contraire je ne sais.

Chercher ainsi le repos, dans l’écoute du silence,
tant intérieur qu’extérieur.
Non pas la tranquillité des hommes
mais la quiétude de l’âme, la paix du corps.
Les mettre en harmonie et se sentir en communion avec l’univers.

La nature m’enseigne tout à la fois
l’insignifiance du temps et de ma personne,
mais aussi toute la grandeur de qui je suis,
quand je caresse, à la pause, le tronc rugueux de l’arbre
ou me réjouit du papillon qui batifole de fleurs en fleurs.

Le cosmos et ses galaxies,
tout comme l’orchidée sauvage et la pâquerette me parlent.
Ils me disent la bonté des origines, ma propre bonté
et l’appel à la confiance.

Et quand la pluie advient sur mon torse nu,
rafraichissante, tant attendue depuis des mois,
je reçois son eau bienveillante et bois à la Source en moi.

Quelques pas sur le côté pour fouler la végétation,
humer l’odeur de la terre qui s’exhale,
du thym mouillé qui répand ses effluves
loin de celle de la route mouillé qui prend l’odeur de pétrole :

Chanter vers les nues
de plus en plus sombres et généreuses
un cantique encore nouveau,
celui de la communion avec l’Univers.

Je marche sous la pluie.
Je suis.

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