Peut-on s’en sortir tout seul ?

Je ne veux pas tomber dans le catastrophisme mais quand même, je m’inquiète.
Pourquoi ?
Je pense à cette maladie qui vient de toucher ces temps-ci l’Afrique et qui, de toute évidence, va faire des millions de morts.
Je pense aux replis identitaires, pays par pays, qui ne s’inquiètent pas de la survenue de cette hécatombe annoncée.
Je pense qu’à dimension planétaire, ce virus que nous combattons localement doit bien rire des « frontières » supposées que nous mettons en place individuellement et collectivement par pays.
Je pense que si nous ne prenons pas au sérieux la dimension mondiale de l’épidémie, ce Covid 19 que nous tentons de mettre à la porte dans chaque pays reviendra par la fenêtre. C’est clair comme de l’eau de roche.
Je pense, qu’à défaut, notre confinement va durer des mois, voire des années, et que nous courrons vers un désastre dont nous ne mesurons pas les enjeux économiques, sociaux, guerriers.
Alors que faire ?

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Un petit machin

Ce texte plein d’humour et d’ironie, mais si pertinent, est de Moustapha Dahleb (c’est le nom d’auteur du Docteur Hassan Mahamat Idriss ) .
Pas tout à fait d’accord pour « l’égalité sociale », car les riches seront mieux « servis » que les pauvres et les jeunes mieux soignés que les vieux … surtout quand on est obligé de faire le tri pour savoir qui sauver faute de moyens ….
mais ça reste une belle réflexion.

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Coronavirus : le jour où les animaux se révoltèrent contre les humains…

Vous n’êtes pas encore abonné à « Reporterre » LE quotidien de l’écologie ?
Malheureux que vous êtes ! Faites-le vite ! C’est une mine de dossiers, de thèmes, de réflexions sur la nature et l’écologie… et en plus c’est un journal indépendant et sans publicité.
Pour vous consoler et vous donner le goût de vous abonner à leur courriel gratuit, voici ,
paru sur leur blog, un conte de Dimitri de Boissieu qui est écologue de formation et éducateur à la nature et à l’environnement .
Conte pour les enfants comme pour les grands… surtout les grands !

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Solidarité « coronavirale » !

Pas très français ce titre ! Mais vous m’avez compris !
Parmi les « bienfaits » du Coronavirus, je voudrais soulever ici celui du bien-vivre ensemble qui s’est mis en place à travers des réactions spontanées de solidarité.
Bien sûr, on pourrait s’arrêter à certains gestes d’un sauve-qui-peut individuel fait d’égoïsmes, de violences parfois, d’indifférences et de razzia dans les supermarchés.
Ce mépris de certains pour leurs concitoyens ne m’intéresse pas.

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Bienheureux Coronavirus !

Je voudrai tout d’abord adresser toute ma compassion à ceux et celles qui souffrent de ce virus et à toutes les personnes qui indirectement en font les frais. J’en ferai peut-être partie, ou certains de mes proches, dans les jours à venir… En ce sens, il n’a rien de bienheureux…

Mais il nous faut raison garder. La simple grippe, les cancers, les accidents sont bien plus mortels.
Mon en-tête ne veut pas être provocateur. Mais ce qui nous arrive devrait être l’occasion de voir le positif de ce malheur.

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Ohé ! Y a-t-il des chrétiens dans les manifs ?

Je vous partage ici un cri.
Celui d’un ami, enseignant qui s’investit dans les mouvements sociaux avec son épouse, ma filleule.
Il s’interroge longuement sur la présence des chrétiens dans les manifs : Mais où sont-ils donc ?
Peut-on parler plutôt, avec plus de justesse, de leur quasi absence dans ce combat des hommes pour plus de justice et de fraternelle solidarité ?
Son interpellation interroge tout homme de « bonne volonté » si ces deux mots parlent à certains. Elle fait partie aussi de mes questionnements depuis des années.

Avant de quitter le Brésil ce soir, je ne peux que faire le lien avec ce qui se vit ici au niveau de l’Eglise catholique : comment est-on passé des combats qu’a suscité la théologie de la libération qui mettait le pauvre en priorité des luttes ecclésiales et sociales à des adorations eucharistiques complètement déconnectées du réel et de la vie ?

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Tsunami financier, désastre humanitaire ?

Gaël Giraud, jésuite, ancien financier, aujourd’hui économiste en chef de l’Agence Française de Développement dénonce les possédants, leur cynisme et leurs mépris absolu du reste de l’humanité.

10 mn de vidéo

Source complète de l’interview provenant de Thinkerview a regarder en entier : https://www.youtube.com/watch?v=2oFAR… durée 1 heure 30

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Les 3 B

Au Brésil, il s’agit de la Bible, des Balles et des Boeufs, des premères lettres de ces mots qui définissent les groupes de pression ultra-conservateurs représentant les propriétaires terriens (« boeufs »), les religieux Evangéliques qui représentent 1/3 de la population (« Bible ») et les partisans du port d’armes et les militaires nostalgiques de la dictature (« balles ») . Aujourd’hui on peut dire que ces trois groupes intégristes influencent fortement le pays, dans ses dimensions sociétales et représentatives ( président et élus). Leurs « valeurs » rétrogrades convergent autour de la famille traditionnelle
C’est grâce à eux que le président Bolsonaro,  représentant de l’extrême droite , a été élu. Cet ancien militaire « est un adorateur de la dictature (qui a dirigé le pays de 1964 à 1985), dont il dit que la seule erreur a été de torturer au lieu de tuer, sans oublier toutefois de préciser que la torture est une pratique légitime. Il s’oppose fermement au mariage entre personnes du même sexe, multiplie les attaques racistes, homophobes et misogynes. Il soutient la peine de mort, combat l’immigration et lutte contre l’avortement » .

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L’histoire des sans terre : L’école Florestan Fernandes 1/6

Florestan FernandesL’Ecole Florestan Fernandes

Nous voudrions consacrer quelques posts au mouvement des paysans sans terre, plus connu sous ses abréviations MST.
Nous avions découvert leurs réalités il y a 7 et 12 ans lors de précédents voyages au Brésil. Nous avions alors vu de nos yeux ce que veut dire « occupation des terres » dans un campement fraîchement installé où nous avions passé une journée (un des posts  d’alors reprendra cela ici); découvert la première attribution au Brésil d’une terre à des paysans, la Copavi, dans le Parana,  et l’école Milton Santos. Cette expérience a été la source de notre engagement au CCFD-terre solidaire par la suite.

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