Je marche un peu sur des œufs pour écrire ma perception du débat sur la réforme des retraites qui s’instaure. Sans compétences aucune, si ce n’est celle d’un citoyen lambda, j’ose toutefois ma parole.
Faut-il se mettre en retrait ? Faut-il rester extérieur et donc spectateur de ce qui se passe, sans s’impliquer du fait que je suis déjà en retraite et que la problématique ne me concerne pas directement ? Ne serait-ce pas alors tomber justement dans le projet gouvernemental d’individualiser ces enjeux de solidarité et préconiser l’individualisme et le sauve-qui-peut pour chacun ?
Le vaccin qui se profile réjouit ou fâche selon qu’on se situe pour ou contre. Les arguments des uns et des autres me semblent sensés… avec le même refrain face à « l’adversaire » : « si tout le monde faisait pareil… » En gros, et pour faire simple : pour les pour : pour se protéger et arrêter la pandémie; pour les autres, contre : pas assez de recul pour un vaccin qui n’en n’est pas un mais relève d’une thérapie génique qui n’a pas fait ses preuves. C’est une première dans l’histoire de l’humanité. Je ne veux pas ici prendre de position et jeter de l’huile sur le feu des rancœurs, des animosités ou des diktats. mon propos est ailleurs : dans les deux cas, l’accent est souvent mis sur une démarche individuelle … pour se protéger personnellement. Ici encore je comprends le souhait de chacun. Les injonctions gouvernementales concernant le confinement allaient en ce sens : se protéger soi pour protéger les autres, surtout les plus démunis. Mais force est de constater que la majorité de la population entendait « se protéger soi » et occultait presque complètement le « protéger les autres ». Comment garder raison et prendre une distance réfléchie sur ce qui se passe ? Car tout devient confus, brouillé, incohérent…
j’ai apprécié cet enseignement de John Martin sur la nécessité de nous ouvrir à une conscience universelle loin des ghettos religieux ou laïques. A méditer, pour un même combat ….
« … Le monde est divisé entre de nombreuses religions et spiritualités non religieuses : hindouisme, christianisme, Islam, bouddhisme, jainisme, sikhisme, taoïsme, shintoïsme, sécularisme ,athéisme, communisme, les religions indigènes, les religions naturelles etc…. Les « ismes » créent une conscience collective avec des étiquettes collectives, avec leurs démarcations collectives. Quand il y a une frontière il y a potentiellement conflit et guerres. Quand il y a une frontière, il y a besoin de protéger sa frontière et une possible ambition d’élargir sa frontière. Quand il y a le besoin de protéger sa frontière et une possible ambition de l’élargir, il y a une violence inhérente. Avec cette violence inhérente il n’est pas possible d’avoir une paix permanente dans le monde. Nous pouvons avoir une trêve temporaire avec l’idée de tolérance et de coexistence, mais pas de solution ni de paix permanentes possibles. À tout moment un conflit peut surgir, la violence peut éclater. Même un petit événement peut dégénérer en problème mondial…. »
Voici un joli conte du pays de mon enfance. Face à l’ile de Groix, Plouhinec, au chaud entre la rade du Blavet à Lorient et la rivière d’Etel, jouit d’un climat ensoleillé. Côté mer c’était la zone des marins pécheurs et des maraichers et coté terre et bois des cultivateurs et des paysans. Entre les deux, le bourg avec sa monumentale église à l’ombre de laquelle j’ai grandi. Des légendes peuplaient cette enfance. En voici une à propos de menhirs qui poussent sur la commune comme les carottes des maraichers dans les dune de sable; sous ces pierres était caché un fabuleux trésor qui s’offrait au tout-venant tous les cent ans : lorsque les « pierres debout » allaient s’abreuver à la Ria la nuit de Noël. Il fallait être rapide pour l’accaparer. Nul y réussissait même les allemands pendant l’occupation qui n’hésitèrent pas à dynamiter les pierres (avec doigté et délicatesse on s’en doute) pour récupérer les pierres précieuses, bijoux et or. Ils avaient pris la légende pour argent comptant ! jusqu’à cette nuit où Bernez, amoureux de Rozenn « amoureux comme les Anglais sont damnés, je veux dire sans rémission » …
Limpidité d’un firmament d’azur purifié La Lombarde souffle en vigueur. Ce froid du Nord qui transperce nettoie les cieux et expurge les miasmes des hommes. Faut-il s’en réjouir ou pleurer ?
En ces périodes de confinement la nature reprend ses droits… Mon voisin a eu la visite de sangliers dans ses poubelles la nuit dernière… et les loups rôdent autour du village. J’ai trouvé sur Youtube ce magnifique reportage « Lavandes vivantes » sur la faune des quatre saisons qui fréquente les champs de lavande … C’est mon environnement ! Je vous le partage. Il est signé de Nicolas Ughetto de la Galerie du Ventoux à Sault. Puisse la contemplation de ces paysages vous procurer la Paix.
Pour cet artiste-commerçant ne serait-ce pas une occasion de recevoir votre visite sur son site internet et de lui commander un tirage d’une de ses œuvres pour les fêtes de fin d’année ?
Le journal l’Humanité dans son édito du 7 octobre nous interpelle : » Précarité ? La meilleure alliée de la pandémie… Si elle ne nous étonne guère, l’étude réalisée par Médecins sans frontières (MSF) entre le 23 juin et le 2 juillet, la toute première du genre en France et en Europe, donne froid dans le dos et éveillera peut-être quelques consciences bien éteintes : plus d’une personne sur deux en grande précarité, pour l’essentiel des migrants, a donc été infectée par le Covid-19. Un taux parmi les plus élevés jamais observés. Ces résultats impitoyables démontrent une prévalence énorme, supérieure à ce que les spécialistes peuvent observer en Inde ou dans les bidonvilles du Brésil…«
L’eau se rappelle à notre bon souvenir pour nous inviter à penser à elle comme élément central et déterminant de notre avenir et de notre survie. Pendant que la rivière le Doubs qui a donné son nom au département est complètement asséchée, plus au sud, le Var et la Vésubie n’arrivent plus à contenir le trop plein d’eau qui monte de la Méditerranée et provoque des catastrophes jamais vues dans la région. En cause une seule et même raison : le réchauffement climatique. Plutôt que de s’attaquer à la racine du problème, le gouvernement déclare les villages en catastrophes naturelles et une députée Larem « assiste » (de loin semble-t-il et sans agir) à une nette dégradation de la situation climatique.
Il est des lieux comme des hommes : soit désolant d’insignifiance, de banalité et de platitude, soit inspirant et invitant à l’intériorité pour peu que l’on sache faire silence et contempler ce que ces lieux et ces hommes donnent. Le chemin-passage vers cet essentiel de Vie est long. Apprendre à saisir ce Kairos, ce moment opportun, pour s’ouvrir à l’inentendu et fuir ceux qui peuvent (ce qui peut) nous dévitaliser. La rando d’hier à été pour moi un de ces temps propice à cette ouverture. Pour ceux qui connaissent le lac d’Allos, il savent de quoi je parle. Lorsque le paysage se découvre après une petite heure de montée, je suis à chaque fois émerveillé de la beauté du site.
Les colchiques dans la montagne annoncent la fin de l’été. Elles m’ont accompagné ce jour au long de la randonnée que j’ai effectué avec des amis aux Mées sur la crête des Pénitents et dans la forêt proche . Le village des Mées doit sa notoriété aux rochers étroits qui se dressent sur plus de 100 mètres de haut sur la commune. On les appelle les Pénitents en raison de leur forme longue et étroite. Certains y ont vu une procession de moines coiffés d’une capuche pointue. D’après la légende il s’agirait des moines de la Montagne de Lure pétrifiés par Saint Donat, leur supérieur, au temps des invasions sarrasines et punis ainsi pour s’être épris de jeunes femmes mauresques. Ah ! La concupiscence ou la convoitise sont vieilles comme le monde, même chez les religieux… !