Démocratie ou le pouvoir du peuple

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Sommes-nous encore en démocratie aujourd’hui ? Question idiote il y a encore quelques années. Mais les temps changent et vite. Dans notre pays comme dans bien d’autres (Brésil, Hongrie, Russie, Philippines, Turquie …) qui étaient considérés comme des phares de la démocratie nous voyons combien celle-ci est mise à mal par des « gouvernants » qu’on peut traiter d’incompétents, d’incohérents et de profiteurs.
La violence devient la norme pour diriger. Ce qui se passe aux Etats Unis avec Trump qui manie vulgarité et arrogance pour flatter une partie de son électorat et contester sans preuve des élections démocratiques inquiète les vrais démocrates.
Le récent coup de Calgon d’Olivier Véran en France à la Chambre des députés est désolant mais surtout cache un mépris sans borne des représentants du Peuple. Il fait suite à une longue série de méfaits depuis des années dans ce pays (destruction du code du travail, répressions folles des policiers vis-à-vis des gilets jaunes, lois liberticides, gestion plus qu’autoritaires et infantilisantes de l’épidémie du Covid, création d’un conseil de défense avec une majorité de militaires tenus au secret … (des militaires qui gèrent la santé !) , amendes qui pleuvent quand on désobéit, ordonnances qui cassent tout débat, fichages, atteintes à la vie privée, censures …

Un excellent  article récent de Libération décline tous ces attaques contre la population  et affirme qu’  « … un régime autoritaire de type nouveau s’est mis en place. Il s’enracine dans le préjugé technocratique pour qui toute discussion est une perte de temps. Il se nourrit du mépris de classe des parvenus à l’égard des gens de «rien». Il se justifie par une vision aberrante de la France comme start-up dont le génial PDG, enfant prodige, traverserait sans dommage le pont d’Arcole trois fois par jour. Il se traduit par le plus violent recul des libertés depuis l’Occupation. Il a son dogme : maintenir dans la tempête un système économique qui épuise l’homme et la nature. Périsse la civilisation humaine plutôt qu’une fortune immorale…. »

 « Démocratie  » du grec : le pouvoir du peuple.
« la démocratie n’est pas la recherche du consensus, mais l’art de gérer les désaccords de manière civilisée » disait Jankélévitch. On en est loin. Cette montée en puissance des méthodes fascisantes fait peur et inquiète.
Sans tomber dans le complotisme ou la manipulation, force est de constater que notre monde va mal. Ces manipulateurs jouent sur la peur et l’émotion. Beaucoup de gens du peuple leur donnent leur adhésion par besoin de sécurité ou par intérêts personnels. 70 millions d’électeurs votent pour un Trump raciste, misogyne, raciste, menteur… Qu’est-ce qui se passe ?
Plus de débats si ce n’est à coup d’insultes et de jugements péremptoires et définitifs. Tout dialogue s’étiole, tout partage tourne vite fait au vinaigre. La hiérarchisation des décisions qui tombent de haut et squeeze tous les corps intermédiaires (députés, maires…) font que le pouvoir du peuple à travers ses représentants est inexistant. Une poignée d’individus dans le monde décide pour des milliards de personnes et utilise la peur et la violence pour réprimer toute contestation ou toute velléité de libertés individuelles ou collectives. En France le président et son bras droit avalise et impose sans sourciller les décisions des militaires du Conseil de défense….

Comment comprendre ce sentiment de plus en plus évident que nous vivons sous un régime de plus en plus autoritaire et abusif ?
Nous sommes manipulés : tous les discours récents (grand débat, convention citoyenne des 150 « élus » citoyens pour faire des propositions, tombent à plat … (Ah ! les beaux débats de Macron sur la participation des français…) ne sont que des promesses en l’air pour faire taire des citoyens qui ne demandent que de vivre une démocratie participative, ouverte, respectueuse d’un dialogue constructif.

Les conséquences sont graves et ne font qu’accentuer le divorce entre élus et électeurs. Découragement, désinvestissement, àquoibonisme … certains font remonter la crise démocratique en 2005 quand plus de 55 % des Français votent « non » au Traité constitutionnel européen (Maastricht) . Cet événement, pourtant majeur, n’a eu absolument aucune conséquence politique : Sarkozy n’avait pas démissionné. Pire il avait trafiqué le traité pour le faire passer quelques mois plus tard au traité de Lisbonne. Mépris des peuples : « je fais ce que je veux et ne tient aucun compte de vos avis ».  l’Assemblée nationale n’avait pas été dissoute alors que 96% des élus votaient pour ce traité !) ,
« Coup d’Etat permanent » disait Mitterrand et qui, depuis, fleurit de plus belle.
Il y a bien sûr une solution : le référendum !
Mais trop dangereux comme outil pour ces monarques.

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