Le christianisme n’existe pas encore

Le titre provocateur de ce livre fait écho à une citation du philosophe Søren Kierkegaard (1813-1855).
Dominque Collin reprend à son compte pour expliquer que le christianisme historique et culturel est une sorte d’illusion qui permet aux chrétiens d’éviter de se demander s’ils sont encore fidèles à l’Évangile.
Quand donc le christianisme existera-t-il ? Quand il cessera de s’interroger sur son futur et se souciera davantage de ce qui manquerait d’essentiel à l’homme si l’Évangile n’était pas proclamé comme Évangile.
il s’en explique ici dans cette vidéo de 10 mn :

Continuer la lecture de « Le christianisme n’existe pas encore »

Pour Noël, rien dans les Eglises ! …

« … parce que notre Peuple n est pas dans un état d’esprit qui lui permet de fêter Noël … »
Sainte colère sur la page facebook de Jacques Noyer  évêque d’Arras :

 » J’ai trouvé ! J’ai trouvé ce que l’Eglise de France devrait dire devant cette insurrection des fins de mois que nous connaissons. Elle devrait annoncer qu’on ne fêtera pas Noël cette année. Le 25 décembre sera un jour comme un autre. Rien dans les églises : pas d’office, pas de crèche, pas d’enfants. On va revenir aux dimanches ordinaires car l’Avent n’aura pas lieu.

Elle dira que notre peuple n’est pas dans un état d’esprit qui lui permet de fêter Noël. Le cri de désespoir qui le traverse est incompatible avec le mystère de Noël, avec l’espérance de l’Avent, avec l’accueil d’un enfant étranger.

Continuer la lecture de « Pour Noël, rien dans les Eglises ! … »

Discours de Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018,

Chapeau bas monsieur Mukwege !
Merci pour vos actions et pardon pour nos mutismes et nos indifférences … Les Nations unies ont salué une annonce « fantastique » qui « aidera à faire avancer le combat contre les violences sexuelles comme arme de guerre dans les conflits ». « C’est une cause chère aux Nations unies », a précisé la porte-parole de l’ONU à Genève, Alessandra Vellucci.
Hypocrisie sans nom : vous le verrez, dans ce discours, l’Onu tait les noms des assassins et laisse croupir les dossiers de cette affaire…
Discours de Denis Mukwege, à Oslo le 10 décembre 2018.
Dans la nuit tragique du 6 octobre 1996, des rebelles ont attaqué notre hôpital à Lemera, en République Démocratique du Congo (RDC). Plus de trente personnes tuées. Les patients abattus dans leur lit à bout portant. Le personnel ne pouvant pas fuir tué de sang-froid. Je ne pouvais pas m’imaginer que ce n’était que le début. Obligés de quitter Lemera, en 1999 nous avons créé l’hôpital de Panzi à Bukavu où je travaille encore aujourd’hui comme gynécologue-obstétricien.

La première patiente admise était une victime de viol ayant reçu un coup de feu dans ses organes génitaux. La violence macabre ne connaissait aucune limite. Cette violence malheureusement ne s’est jamais arrêtée.
Continuer la lecture de « Discours de Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018, »

La destruction des classes moyennes

Voici un entretien paru dans le dernier numéro d’Etudes de décembre 2018. Je l’ai trouvé très éclairant  sur la situation sociale économique et politique dans laquelle nous vivons aujourd’hui.
C’est un peu long; il nous faut prendre le temps de décoder la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui et comment s’installe des modes de fonctionnements sociétaires qui conduisent à des impasses.

Continuer la lecture de « La destruction des classes moyennes »

Douce France…

La France, pays pacifiste ?
Les français, peuple bienveillant ?
Il semble que non !
En mon nom et en celui de bien de mes concitoyens, mon pays se trouve sur plusieurs « théâtre » d’opérations guerrières (drôle d’expression : comme si c’était un jeu de rôle ! … mais c’est pour « le maintien de la paix » !) .
Après les « festivités » de la paix du 11 novembre, je rappelle que nous sommes en guerre au Mali, en Syrie, en Irak, au Liban, dans la bande du Sahel/Sahara… après l’Afghanistan, la Libye, le Soudan …. Continuer la lecture de « Douce France… »

Savez-vous qu’il y a des aubes ?

Voici un texte de Jean Sulivan, le poète rebelle trop tôt parti…
Sans cesse il nous invitait à la liberté intérieure, loin des conventions, des rigidités et des dogmatisme…

Savez-vous qu’il y a des aubes ? Avez-vous jamais vu la lumière d’aube dans une forêt, l’aube sur la mer ? Vous êtes seuls, vous pouvez revenir à l’essentiel, vous interrogez sur les buts de votre vie, sur l’existence de dingue que voulez croire indispensable de mener. C’est le premier matin du monde. Il y a une parole pour vous qui vous parle au-dedans ; savez-vous ce que c’est une plage encore humide, lisse à l’aube ? Ne pouvez-vous vous payer cette originalité ? N’en parler à personne, nous nous retrouverions trop nombreux… Continuer la lecture de « Savez-vous qu’il y a des aubes ? »

Le féminin au cœur du changement

Le féminin est à la fois un combat sociétal et en même temps met en jeu les changements de comportements dans l’ordre de l’intime”.
Le philosophe Patrick Viveret nous explique pourquoi le féminin est au cœur du changement dans la société.

Mettre le Christ à sa juste place

En écho à mon dernier post où je déplorais l’absence ou l’oubli d’un « acteur » important dans ce qui se passe dans l’Eglise, à propos de Dieu Père, voici un article de Alain Weidert sur le site de la CCBF qui répond à mon interrogation. Il écrit bien mieux que je ne l’ai fait combien il est important de mettre le Christ à sa juste place et de nous décentrer de nos propres préoccupations. Continuer la lecture de « Mettre le Christ à sa juste place »

« C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal »

Tristesse incommensurable…

Véronique Margron sur RCF :

 « Cette affirmation d’Hannah Arendt ne cesse de me poursuivre depuis bien longtemps. Et elle me hante aussi tous ces derniers temps, avec les crimes qui dévisagent l’Église du Christ et martyrisent les victimes.
Il est des heures où tout ce que l’on croit savoir, ce pour quoi on a passé de nombreuses années d’étude, parait fétu de paille. Alors revient peut-être l’essentiel.
Continuer la lecture de « « C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal » »