Le « Stop » de Besarab Nicolescu

Voici un propos de Besarab Nicolescu qui me parle. C’est un physicien franco roumain spécialisé en physique quantique, ancien chercheur au CNRS. Nous voici à la croisée des chemins : vivre ou mourir. Quel sera le choix des humains, en particulier des décideurs de tous poils ?
(Titres et images sont du blog )

« Tout se passe comme si un ordre « STOP ! » avait été donné sur le plan planétaire. Bien entendu, ce n’est pas cette entité sommaire et sans conscience de l’infiniment petit, le coronavirus, qui a donné cet ordre. Cet ordre semble émaner du mouvement cosmique lui-même perturbé par le rêve fou de l’être humain de dominer et manipuler la Nature. Tout s’est arrêté soudainement pour la moitié des pays du monde. Cette immobilité n’a pas manqué de nous révéler toutes les failles de la mondialisation centrée sur le profit et l’argent. Mais lesquels, parmi les politiciens et les dirigeants du monde, seront ceux qui auront les yeux pour voir ? Nous sommes plongés dans l’aveuglement des ténèbres de nos habitudes de pensée et des idéologies du progrès, en décalage total avec la réalité.

Continuer la lecture de « Le « Stop » de Besarab Nicolescu »

Il n’y a pas d’abonné au numéro que vous avez demandé

Le Haut-comité supérieur pour la fraternité humaine est un organisme indépendant regroupant des leaders religieux, des chercheurs en éducation et des personnalités culturelles du monde entier, Il est voué à la réalisation des objectifs du Document sur la fraternité humaine(1)  signé par le Pape François et le Cheikh Ahmed el-Tayeb, grand imam d’Al-Azhar, lors du voyage apostolique du Pape aux Émirats Arabes Unis en février 2019.
Le Haut-Comité pour la fraternité humaine, a appelé les leaders religieux et les croyants à travers le monde à une journée de jeûne, de prières et de participation à des œuvres de charité, le jeudi 14 mai dernier pour « implorer Dieu d’aider l’humanité pour mettre fin à la pandémie inédite du coronavirus » .

Continuer la lecture de « Il n’y a pas d’abonné au numéro que vous avez demandé »

Il s’appelle Maloïs !

Age : 3 heures

Je vous partageais ici mon émerveillement sur la grossesse de ma fille.
Voilà : Son garçon est né la nuit dernière, non sans mal : fièvre, péridural, antibiotiques, césarienne mais l’heure est maintenant au bonheur d’avoir enfanté !
Lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, la mère « ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde ».
Contraction de Malo et de Loïs, Maloïs est son nom. Ce petit bout pèse 3,6 kg et mesure 50 cm …
Et je viens d’ajouter son prénom à mon dictionnaire Word !

Je suis heureux de cette naissance. Elle dit que la vie continue malgré les soucis de notre Monde. Elle est un gage d’espérance en l’avenir. Une promesse de solidaire fraternité à bâtir ensemble pour s’en sortir.
Il faut, je crois, une bonne dose de confiance et d’amour pour tous les parents de la terre aujourd’hui pour s’engager de la sorte.
Mettre au monde un enfant aujourd’hui est un acte de foi en la Vie.

Continuer la lecture de « Il s’appelle Maloïs ! »

Déconfiner Dieu

Le Christ jaune de Gauguin (sculpture originale dans la chapelle de Locmalo à Pont Aven)

On parle beaucoup actuellement sur les réseaux sociaux de la nécessité de déconfiner Dieu et de le sortir des Eglises. Covid 19 a eu le mérite d’inviter les chrétiens, (surtout les catholiques à propos du culte eucharistique rendu impossible du fait du confinement) à réfléchir sur des modalités autres de présence de Dieu dans la vie des hommes.
Cela me rappelle qu’il y a quelques années, en 2016, à la suite d’un effondrement de corniche à l’intérieur de l’église locale, celle-ci avait été fermé pour cause de « dangerosité » par les pouvoirs publics.
J’avais alors écrit un texte sur l’évasion de Dieu de son église pour rejoindre la vie les périphéries…. C’était lui le coupable de la détérioration…
Comment ? Lisez plutôt :

Continuer la lecture de « Déconfiner Dieu »

Lettre à Diognète

Il est fait souvent référence ces derniers temps à la « lettre à Diognète » sur les réseaux sociaux, en particulier religieux ou apparentés. La polémique soulevée par certains évêques français en opposition au gouvernement pour ouvrir les lieux de culte le plus tôt possible a ravivé les difficultés de relations pour certains concernant la liberté de culte au sein d’un état laïc.
Un programme dans cette lettre est décliné pour décrire un chrétien dans la cité :
Il ne se distingue pas parle langage ou les coutumes.
Il obéit aux lois de l’Etat et aux devoirs du citoyens ordinaires.
Il est l’âme du monde et le fait vivre.
Il aime ceux qui le détestent.

On comprend donc combien ce document est d’actualité face aux désirs de certains clercs et croyants de se singulariser et dire leurs différences. Cette « piqûre de rappel » avec ce texte mérite l’attention de ceux et celles des croyants qui voudraient se situer « hors du monde ».
Ce vieux manuscrit des années 190-200 a été écrit sans doute à Alexandrie. On ne connait pas l’auteur.
C’est un certain Thomas d’Arezzo en 1436, qui le découvre parmi des papiers d’emballage dans une poissonnerie de Constantinople. Il s’empresse d’acheter ce document qui n’est autre que la copie du texte original qui avait disparu…
voici quelques extraits (le document entier peut être lu ici)
:

Continuer la lecture de « Lettre à Diognète »

Le Masque

Depuis l’aube des temps les relations entre les hommes se sont faites en face à face, de visage à visage, de regard à regard, de personne à personne.
Avec  l’apparition du masque dans l’Antiquité quelque chose d’essentiel de l’individu devient caché. Il avait pour objet de « prendre » la physionomie et les expressions d’un tiers pour mieux reproduire des types de personnalité dans les comédies ou les tragédies théâtrales anciennes .
Le masque cache, déguise, trompe.

Continuer la lecture de « Le Masque »

Tous des hommes

Ce qui me frappe pendant ce temps de pandémies, sans vouloir bien sûr généraliser, c’est l’existence franche de deux groupes : les pros et les antis… quelque soit le sujet.
Nous les retrouvons à la fois dans le société et dans les religions.
Le clivage est net et ne fait appel à aucune tolérance.
Dans la société, le confinement ou pas, sa levée,  l’hexachlorodine ou non, l’accès aux plages, la reprise scolaire, tout devient sujet à avis péremptoire et souvent définitif.
Il y a ceux  qui voient une occasion inespérée de remettre, autant que faire se peut, les pendules à l’heure en ce qui concerne un renouveau écologique planétaire et ceux qui veulent retrouver rapidement  l’économie d’avant, comme si rien ne s’était passé.
Solidarité contre égoïsme.

Continuer la lecture de « Tous des hommes »

Entre pessimisme et espérance

Dans Télérama du 22 avril 2020 le documentariste Stan Neumann (voir « le temps des ouvriers » en replay sur Arte – 4 volets passionnants) s’ interroge :
« La période singulière que nous traversons avec la pandémie du coronavirus donne à entendre des paroles d’espoir sur de possibles grandes réformes politiques et sociales. Le Tchèque pessimiste qui est en moi se dit qu’une fois passée la crise cet espoir pourrait bien être balayé. Je me trompe peut-être, mais l’égoïsme capitaliste me semble trop puissant pour ne pas reprendre le dessus. Et puis, même si l’on revenait sur la libéralisation effrénée de notre économie, on ne corrigerait pas l’énorme déséquilibre entre l’Occident développé et le reste du monde. Tant que subsistera cette inégalité, on restera au bord du gouffre. »

Je crois qu’il n’est pas le seul à penser ainsi. Un doute profond mine bien des personnes sur la capacité des hommes à se saisir de la crise pour changer de paradigme. J’en fait partie.

Continuer la lecture de « Entre pessimisme et espérance »

La « stabulation libre » ou quatrième lettre aux amis confinés

Je vous partage ce long et dense propos de François Cassingena Trévedy.
Peu de commentaires s’imposent si ce n’est une invitation à prendre le temps de l’habiter.
Je vous invite à vous abonner à sa page Facebook, qu’il appelle « le livre des visages ».
https://www.facebook.com/francois.cassingenatrevedy/posts/3174659166091901

Chers amis, encouragé par votre invisible présence, par les manifestations si nombreuses de votre assentiment, par la belle densité de vos réponses (j’aimerais pouvoir répondre à chacun de vous), je reviens au rendez-vous et me sens désormais votre obligé. Saurai-je vous dire assez combien vous m’êtes précieux et combien vous me donnez à espérer en ces temps où notre espérance est parfois mise si rudement à l’épreuve et où l’on peut rencontrer, à l’occasion, une étonnante l’hostilité ? Il me semble que nous formons désormais une réelle communauté qui prend de la consistance, de la cohésion, de la profondeur.

Continuer la lecture de « La « stabulation libre » ou quatrième lettre aux amis confinés »